Alain Clément ● sept. > nov. 2017

ALAIN CLÉMENT

peintures & sculptures / travaux récents

du 29 septembre
au 25 novembre 2017

rapide visite en vidéo de l’exposition ● Alain Clément 2017

Pour sa huitième exposition personnelle à Rennes, alain CLÉMENT expose à la galerie Oniris des travaux récents –peintures, reliefs muraux et sculptures– pendant l’automne 2017


Dans le travail d’alain CLÉMENT, les jeux de couleurs, en priorité des couleurs primaires, jouent un rôle déterminant dans la composition, tout comme ces formes, des rubans ou arabesques qui s’entrelacent et se recoupent pour former un enchevêtrement, un signe abstrait qui appelle notre regard.

Cette nouvelle exposition présente des œuvres qui montrent le rapport étroit entre peinture et sculpture qui s’est installé depuis les années soixante-dix comme une constante dans le travail d’alain CLÉMENT. L’ensemble des œuvres présentées ont été réalisées après 2012, qui correspond à la période depuis sa précédente exposition de l’artistes à la galerie.

De grands tableaux aux couleurs vives rythmés par des entrelacs de peinture noire épaisse et vibrante sont confrontés à des reliefs muraux qui répondent avec des courbes similaires mais avec une approche complémentaire dans l’usage des matériaux et la couleur. Chaque oeuvre fait partie d’un ensemble où le jeu d’équilibre est déterminent, et propose au spectateur d’entrer dans une sorte de chorégraphie autour de rubans colorés ou du noir.

Dans les toiles comme dans les sculptures, il s’agit d’un travail faussement « gestuel », moins spontané qu’il n’y paraît. Tous ces travaux sont préalablement construits, dessinés, les compositions ne sont pas le fruit d’un simple geste, mais d’une profonde réflexion. Le geste de l’écriture prend en charge la constitution de l’espace et comme chez tous les grands formalistes, la forme contribue à dessiner le fond. Pour alain CLÉMENT, le travail de sculpture est, non seulement métaphoriquement mais matériellement, issu de la peinture.

Un ensemble de petits tableaux (presque miniatures) et des gouaches sur papier travaillés avec les trois couleurs primaires et le crayon rythment l’exposition et évoquent l’importance du dessin préparatoire. En effet, le processus de création des reliefs muraux et sculptures qui accompagnent les toiles débute par des dessins préalables au crayon ou à la gouache. Une fois reportés sur les feuilles de tôle, ces dessins constituent les lignes de découpe et de pliage de la plaque : ce qui était inscrit dans le plan devient alors un volume dans l’espace. Comme pour les toiles, le choix de couleurs éclatantes pour les sculptures joue un rôle important dans leur appréhension.

Dans l’œuvre d’alain CLÉMENT, la sculpture participe à une évolution de la peinture : elle lui a permis non seulement de se débarrasser de tout illusionnisme, de renforcer le travail de la couleur, d’assouplir les formes, de faire des œuvres plus simples, avec moins de superpositions de plans, de couleurs… Bref, de renforcer la présence de l’objet peinture, par sa frontalité, son unité.

Depuis une vingtaine d’années, alain CLÉMENT a présenté, exposition après exposition, l’évolution de son travail à Rennes. Cette huitième exposition montre l’étendue et la variété de son travail récent avec des œuvres inédites dont certaines ont été exposées au Musée de Céret lors de son exposition personnelle au printemps 2017.


  • Pour des raisons techniques nous ne pouvons afficher les images des œuvres de l’exposition sur cette page ● sur simple demande de votre part, nous pouvons vous envoyer une sélection d’œuvres par e-mail correspondant à vos critères (format, période, technique, budget)

    Formulez votre demande via notre page contact
    ou bien adressez nous un e-mail à l’adresse : contact@galerie-oniris.fr

  • Contrairement aux postulats de Greenberg, alain CLÉMENT ne peut concevoir une peinture « plate », dans la peinture il y a toujours une profondeur, un volume. alain CLÉMENTne propose pas qu’un formalisme abstrait, il se sert de l’efficacité optique et de la clarté de la composition pour subvertir ce vocabulaire, en lui donnant une dimension relativement expressive et charnelle.


    alain CLÉMENT est né en 1941 à Paris où il fait ses études avant de se fixer à Montpellier en 1964, puis à Nîmes en 1978 où il fût directeur des Beaux-Arts. Il participa avec les peintres qui constituèrent le groupe support-surface à la nouvelle peinture de sa génération.

    Dans les années 70, sa peinture est radicalement abstraite cherchant à développer un langage de base de la couleur et de la gestualité.

    Dans les années 80, sa peinture exalte une gestualité plus expressive où s’engouffre la couleur. Cette effusion picturale le conduit à des tableaux monumentaux (exposition de l’Abbaye de Sénanque en 83- Musée d’Aix la Chapelle en 84- Galerie Wentzel à Cologne en 85- Abbaye de Montmajour en 86). Ses tableaux sont hantés par l’apparition d’une figure féminine dans le mouvement même de la peinture dont on ne sait si elle la dissout ou la constitue.

    Cette peinture résout, d’une manière singulière, l’antagonisme entre figuration et abstraction qui a paralysé la scène artistique française. Elle rejoint ainsi les actuels mouvements expressionnistes européens tout en gardant une picturalité qui l’attache à la qualité de la tradition française. Ce n’est pas une peinture de la rage ni de la distanciation mais de l’engagement total.

    Au cours des années 90, date de la première des 4 expositions personnelles à la galerie oniris, les oeuvres s’architecturent d’avantage pour former des paysages simplifiés construits par des multiples couches de couleurs structurées par des gestes simples. Puis sans perdre de son intensité, la couleur s’organise en bandes horizontales et verticales, ordonnance rompue avec des obliques. Un espace où le regard du spectateur est appelé dans le fond lumineux du tableau. Ces effets qui vont aller s’accentuant, perturbent le regard et l’activent, absorbent le spectateur dans son labyrinthe coloré. alain CLÉMENT sera par la suite régulièrement représenté aux foires de Bâle, Cologne et Paris.

    Après la réalisation de reliefs muraux, il commence, au cours de l’été 1994, un travail de sculptures polychromes en acier peint qu’il mettra par la suite en regard avec sa peinture. En novembre 2000, il fait fabriquer des premières sculptures en aluminium entre 2 et 3 mètres de haut. La peinture se nourrit de cette expérience ainsi que ses gravures.

    Sa dernière exposition en musée : Musée de Céret avec une seconde exposition personnelle du 11 février au 14 mai 2017 et édition d’un catalogue (disponible à la galerie).


    Retrouvez une présentation plus générale du travail de alain CLÉMENT sur sa page artiste de notre site, en cliquant ici


    en savoir moins